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VOS
QUESTIONS.

Un espace pour poser vos questions quand vous voulez, à une psychologue ou à un·e pair·e passé·e par là. Et un live par mois pour y répondre ensemble.

Posez-la quand vous voulez

UNE QUESTION ? ON VOUS RÉPOND.

Posez votre question quand vous voulez. Vous choisissez à qui : un·e pair·e passé·e par un parcours de soin, une psychologue de l'équipe, ou les deux. Réponse sous 3 jours ouvrés, par écrit, en audio, ou lors du live du mois.

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Confidentiel · lu par l'équipe

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Votre question est entre de bonnes mains. Une psychologue ou un·e pair·e vous répond sous 3 jours ouvrés, directement dans votre espace. Rien d'autre à faire pour l'instant.

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Si vous êtes en danger immédiat ou en grande détresse, vous méritez une aide tout de suite : appelez le 3114 (souffrance, prévention du suicide, 24h/24, gratuit) ou le 15 (SAMU). Cet espace, lui, n'est pas conçu pour l'urgence.

Votre prochain rendez-vous

LE LIVE DU MOIS.

Une fois par mois, une psychologue répond en direct à vos questions, autour d'un thème dédié.

Jeudi 18 juin · 12h30

Thème : en cours de planification.

Psychologue : en cours de planification

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Vos questions sont lues de façon anonyme, et vous n'êtes jamais obligé·e de montrer votre visage ni de parler. Et si vous préférez ne pas venir, ce n'est pas un problème : nous publions des capsules vidéo sur les questions les plus fréquentes, à regarder quand vous voulez.

Visible par vous seul·e

VOS RÉPONSES.

Exemple : voici à quoi ressemblent les réponses. Une même question peut recevoir deux regards : le partage d'une pair·e, en audio, et celui d'une psychologue, par écrit.

« La cohérence cardiaque ne marche pas sur moi… »

Exemple
Partage d'expérience d'une pair·e
Fanny Prigent
Fanny P.
Patiente · 8 ans de parcours de soin

Je vous partage mon expérience, si cela peut vous être utile.

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Il y a eu plusieurs années entre le moment où ma psychologue m'a appris la cohérence cardiaque et le moment où j'ai réellement commencé à l'utiliser régulièrement.

C'était pourtant l'une des toutes premières choses qu'elle m'avait proposées au début de mon parcours de soin. Mais à l'époque, chaque fois que j'essayais de pratiquer, je me sentais souvent plus anxieuse après qu'avant. Je n'arrivais pas à tenir les cinq minutes : dès la première ou la deuxième minute, l'angoisse montait et j'avais envie d'arrêter. Je me souviens aussi avoir pris le temps d'expérimenter. J'ai essayé de pratiquer seule, mais également avec ma psychologue, pour voir si le fait d'être accompagnée dans un cadre sécurisant rendait l'exercice plus accessible. Malgré cela, à cette période de mon parcours, la cohérence cardiaque restait très difficile pour moi et continuait à générer beaucoup d'inconfort.

Avec le recul, je pense que ce n'était pas la cohérence cardiaque qui ne fonctionnait pas. C'est surtout que, pour moi, tout ce qui impliquait un retour au corps était extrêmement difficile à ce moment-là. J'étais encore très dissociée et porter mon attention sur ma respiration ou mes sensations corporelles pouvait générer davantage d'angoisse, d'inconfort ou même de panique.

Le travail de reconnexion au corps est venu plus tard dans mon parcours. Nous avons d'abord travaillé sur la dissociation et développé d'autres ressources. Et aujourd'hui, la cohérence cardiaque est au contraire une technique que j'utilise très régulièrement et qui me fait beaucoup de bien. Je l'utilise aussi bien seule qu'en séance.

Cela m'a appris qu'au-delà de savoir si une technique est « bonne » ou « mauvaise », la question est souvent de savoir si elle est adaptée au moment où l'on se trouve dans son parcours. Une technique peut être très aidante pour certaines personnes, ou à certaines étapes, et beaucoup moins à d'autres.

Si la cohérence cardiaque ne vous convient pas aujourd'hui, cela ne veut pas forcément dire qu'elle ne vous conviendra jamais. Cela peut simplement être l'occasion d'explorer ce qui se passe pour vous lorsque vous la pratiquez, et de voir si d'autres approches sont plus adaptées pour le moment.

C'est aussi l'un des intérêts des groupes : pouvoir partager ce type d'expérience et en parler avec une psychologue formée au psychotrauma, qui peut aider à comprendre ce qui se joue derrière une réaction, plutôt que de conclure trop vite qu'une technique fonctionne ou ne fonctionne pas.

Le point de vue de la psychologue
Pauline Martin-Chave
Pauline Martin-Chave
Directrice clinique

« La cohérence cardiaque ne marche pas sur moi » peut recouvrir plusieurs situations très différentes. Repérer laquelle vous concerne aide à ajuster, sans jamais forcer.

Lire la réponse complète

1. Vous ne ressentez aucun effet

La cohérence cardiaque produit des effets physiologiques mesurables sur le système nerveux autonome, mais ils ne sont pas toujours perceptibles immédiatement. Certaines personnes s'attendent à un apaisement net après quelques minutes ; chez d'autres, l'effet est très discret, voire imperceptible sur le moment.

2. Elle augmente votre inconfort

C'est particulièrement fréquent chez les personnes ayant vécu des traumatismes. Porter son attention sur son corps, sentir sa respiration, ralentir : cela peut parfois augmenter l'anxiété, les sensations corporelles désagréables ou les souvenirs traumatiques. Ce n'est pas que vous faites mal l'exercice : c'est simplement que cette technique n'est pas adaptée à votre état actuel ou à votre système nerveux.

3. Votre système nerveux est déjà trop activé

Lorsque l'activation est très élevée (stress intense, crise d'angoisse, flashback émotionnel), certaines personnes ont besoin d'abord de bouger, marcher, secouer les bras, faire un exercice sensoriel ou parler à quelqu'un, avant de pouvoir utiliser une technique basée sur le calme et le ralentissement.

4. Vous êtes plutôt dans un état de dissociation

Chez certaines personnes traumatisées, le problème n'est pas une activation excessive mais au contraire une forme d'engourdissement, de déconnexion ou de ralentissement. Ralentir encore la respiration peut alors accentuer cet état : des approches de reconnexion ou d'activation douce sont parfois plus utiles.

Ce que montre la recherche sur le psychotraumatisme

Les spécialistes du trauma comme Bessel van der Kolk, Pat Ogden ou Janina Fisher soulignent qu'il n'existe pas de technique universelle de régulation émotionnelle. Une stratégie très efficace pour une personne peut être inefficace, voire contre-productive, pour une autre.

C'est pourquoi les approches modernes du psychotraumatisme cherchent à construire une « boîte à outils » de stabilisation, avec plusieurs options :

  • respiration ;
  • mouvement ;
  • ancrage sensoriel ;
  • auto-compassion ;
  • visualisation ;
  • contact social sécurisant ;
  • activités créatives.
En vidéo

UNE FAQ EN VIDÉO.

Les questions qui reviennent le plus, expliquées en vidéo par Pauline, notre directrice clinique.

Peut-on réellement réduire la fréquence et l'intensité des symptômes ?

Oui, cette vidéo vous explique concrètement ce qui est possible et ce que le travail thérapeutique peut vous apporter.

Pourquoi la stabilisation est-elle indispensable dans le traitement des traumatismes ?

Avant d'explorer le passé, il faut se sentir suffisamment en sécurité dans le présent. Cette vidéo vous explique pourquoi cette étape est la base de tout.

Et si je ne réussis pas les exercices proposés dans votre programme ?

Il n'y a pas d'échec possible ici, seulement votre rythme. Cette vidéo vous explique comment le programme s'adapte à là où vous en êtes.

Fanny, coordinatrice des groupes

Fanny

Coordinatrice des groupes

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