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Séance 8

Compassion

Développer la bienveillance envers soi-même avec les techniques GIVE et CARE. L'auto-compassion est un outil puissant pour accompagner votre parcours et réduire les réactions de honte et de jugement interne.

La compassion — pourquoi, comment
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Vidéo — Compassion : Pourquoi ? Comment ?

Audio — L'auto-compassion

À écouter avant de pratiquer l'exercice GIVE pour vous mettre dans la posture juste.

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L'auto-compassion — méditation guidée

Prendre soin de soi de manière saine permet à votre cerveau, votre corps, et tout votre être de se sentir plus en sécurité. Pour vous aider à mieux gérer les situations difficiles, soyez compatissante envers vous-même lorsque vous traversez des périodes éprouvantes.

Pourquoi la compassion est-elle si cruciale dans le rétablissement ?

Adopter une approche douce, juste et encourageante favorise la compréhension et la résolution des problèmes en :

  • Réduisant la probabilité de ressentir des émotions accablantes
  • Facilitant la recherche de solutions adaptées
  • Permettant de s'engager plus aisément dans le processus d'apprentissage et de pratique de nouvelles manières d'agir

En quoi les critiques sévères entravent-elles le rétablissement ?

Se critiquer sévèrement peut augmenter vos difficultés. « Se blâmer » ou se dévaloriser de manière brutale :

  • Renforce un sentiment de mal-être envers soi-même
  • Diminue l'énergie nécessaire pour entreprendre des changements sains
  • Peut donner l'impression de ne pas mériter d'être en bonne santé ou en sécurité

Comment puis-je m'améliorer dans la pratique de la compassion envers moi-même ?

  • Pensez à ce que vous diriez à un enfant ou un adulte auquel vous tenez s'il·elle était dans la même situation. Ce qui est vrai pour une autre personne doit l'être pour vous aussi.
  • Appliquez-vous la méthode GIVE (voir la card suivante).
  • Complétez avec la méthode CARE pour une vision plus globale.
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Soyez patiente avec vous-même — apprendre à se montrer compatissante exige de la pratique. Chaque pas compte : attribuez-vous le mérite des progrès réalisés, même minimes.
Méthodes GIVE & CARE — les deux pratiques
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Vidéo — Techniques GIVE et CARE


Méthode GIVE

Adopter une posture bienveillante envers soi-même, essentielle dans le rétablissement.

G
I
V
E
G
Gentillesse
Pratiquez la douceur envers vous-même.
« Si j'étais une amie dans cette situation, comment réagirais-je ? »
Exercice : notez une action concrète pour vous traiter avec plus de gentillesse.
I
Intérêt
Restez curieuse et attentive. Observez sans jugement.
« Qu'est-ce que je ressens vraiment en ce moment ? »
Exercice : notez vos observations sur ce que vous ressentez.
V
Validation
Reconnaissez que vos émotions sont valables et compréhensibles.
« Ce que je ressens est légitime au vu de ce que je traverse. »
Exercice : identifiez une émotion difficile récente et écrivez pourquoi elle est valable.
E
En douceur
Adoptez un discours intérieur apaisant.
« Je fais de mon mieux, et chaque progrès, même petit, compte. »
Exercice : choisissez une affirmation apaisante et répétez-la dans la journée.

Méthode CARE

Développer une vision globale de bienveillance envers vous-même.

C
A
R
E
C
Curiosité
Maintenez une ouverture. Considérez chaque difficulté comme une opportunité de comprendre vos besoins.
Exercice : notez 3 actions qui pourraient soutenir votre rétablissement.
A
Acceptation du contexte
Reconnaissez les éléments passés et présents qui influencent vos réactions.
« Mes réactions traumatiques sont compréhensibles au vu de mes expériences passées. »
Exercice : identifiez une réaction récente et interprétez-la à la lumière du passé.
R
Réflexion sur les options
Envisagez les choix qui vous aident à progresser.
Exercice : choisissez une situation difficile et identifiez 2-3 options pour y faire face.
E
Encouragement
Mettez en pratique l'option choisie. Chaque petit effort compte.
Exercice : notez une action à entreprendre aujourd'hui.

Audio — Exercice d'auto-compassion GIVE

Méditation guidée (~13 min). À pratiquer après avoir intégré les 4 lettres ci-dessus.

🎧
Exercice d'auto-compassion GIVE — méditation guidée

Fiche pratique

PDF
L'autocompassion — exercice GIVE
Document à télécharger
Exercice — Journaling de la semaine
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Notre invitation pour pratiquer l'auto-compassion cette semaine

Objectif : pour explorer l'auto-compassion, nous vous proposons de pratiquer quelques exercices d'écriture cette semaine. Le rythme et les exercices suggérés sont une invitation à pratiquer régulièrement. Avant tout, écoutez-vous et pratiquez quand le moment vous semblera approprié.

  • Durée : prévoyez 10 minutes par jour pour cette pratique.
  • Outils : munissez-vous d'un carnet ou d'un journal pour y consigner vos réflexions.
  • Rythme : commencez par une pratique quotidienne de l'Exercice 1 et, si vous le souhaitez, explorez ensuite l'une des deux techniques, GIVE ou CARE.

Allez à votre propre rythme.

Préparation

Avant de commencer, prenez quelques instants pour vérifier que vous êtes dans un espace où vous vous sentez en sécurité. Vous pouvez pratiquer un exercice d'ancrage, comme une respiration lente ou une visualisation d'un lieu apaisant, pour vous aider à vous centrer.

Si, à tout moment, vous vous sentez dépassée pendant l'exercice, prenez une pause, respirez profondément, et revenez-y quand vous vous sentirez plus calme.

Exercice 1

Écrivez dans votre journal :

  • Une chose qui a suscité une émotion positive.
  • Une phrase bienveillante que vous aimeriez vous dire.

Exercice 2

Choisissez la méthode — GIVE ou CARE — que vous souhaitez explorer, et répondez par écrit aux différents exercices associés (voir la card « Méthodes GIVE & CARE » ci-dessus).

Aller plus loin — La compassion dans ce programme
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Comment tirer le meilleur parti de ce programme

Dans le cadre du rétablissement après un traumatisme complexe, il est essentiel de faire preuve de patience et de bienveillance envers soi-même. Les effets du traumatisme peuvent influencer notre manière d'apprendre et de progresser dans de nouvelles compétences.

Comprendre et valider les réactions normales au traumatisme

  • Autocritique excessive : le traumatisme complexifie souvent la relation à soi, avec un jugement interne sévère. Cette critique interne peut être un mécanisme de survie développé dans le passé, même si elle est aujourd'hui contre-productive.
  • Difficultés d'attention et de mémoire : il est fréquent d'éprouver des problèmes de concentration et de mémoire à cause des réactions neurobiologiques du traumatisme. Cela peut ralentir l'apprentissage de nouvelles compétences, et c'est normal.
  • Sentiments d'impuissance ou de découragement : ces sentiments peuvent surgir rapidement face aux nouvelles tâches, en raison de la réponse de « gel » souvent associée au traumatisme.

Ajustez vos attentes envers vous-même

  • L'exigence de réussir immédiatement : il est fréquent de se juger sévèrement si une nouvelle compétence n'est pas maîtrisée rapidement, même avant de l'avoir pleinement apprise.
  • L'impatience face à ses progrès : dans le cadre d'un traumatisme complexe, il est normal que les progrès soient non linéaires et parfois lents.
Reconnaître et accepter ces réactions fait partie du processus de rétablissement. Elles sont des réponses courantes au traumatisme et ne reflètent en rien votre valeur ni vos capacités. Vous n'êtes pas seule à ressentir cela.

L'apprentissage demande de la répétition

Pour illustrer l'importance de la répétition et de la patience, pensez à l'apprentissage d'une nouvelle langue ou d'un instrument. Tout comme apprendre ces compétences nécessite une répétition régulière, l'apprentissage des compétences dans ce programme requiert un investissement et une persévérance similaires.

La pratique récurrente et les déclencheurs

Pour les personnes ayant subi un traumatisme, il peut être difficile d'utiliser les nouvelles compétences précisément au moment où elles en auraient le plus besoin. En pratiquant ces compétences régulièrement et dans des moments plus calmes, vous renforcez votre capacité à les mobiliser en cas de besoin.

Accédez aux ressources à votre disposition

  • Revoir les supports : vous pouvez visionner les vidéos du programme autant de fois que nécessaire. Ces supports visent à compenser les troubles de mémoire et de concentration fréquents dans le traumatisme complexe.
  • Consignez vos progrès : tenir un journal des exercices et des émotions peut être particulièrement utile pour les personnes ayant des symptômes dissociatifs ou des moments de décrochage.

Normalisez et validez chaque effort

  • Validez l'effort plutôt que le résultat : l'évaluation purement basée sur le résultat peut raviver des sentiments d'échec.
  • Reconnaissez le rôle des symptômes : parfois, la réponse traumatique elle-même (honte, peur) peut sembler bloquer vos progrès. Comprendre que ce sentiment fait partie du parcours peut aider à réduire la culpabilité.

Maintenez la motivation et anticipez les moments de doute

  • Prenez les choses au jour le jour : l'impact du traumatisme peut renforcer la crainte de ne jamais guérir. Prendre le parcours au jour le jour peut alléger ce sentiment de surcharge.
  • Faites appel au soutien thérapeutique : un·e thérapeute est là pour vous rappeler que ces moments de doute sont normaux et pour soutenir votre rétablissement.

La peur du changement

  • Résistance aux nouvelles expériences : la peur peut survenir parce que le changement est ressenti comme une menace, même lorsqu'il est positif.
  • Le besoin de sécurité : l'inconnu peut activer des réponses de protection. Ce programme accompagne ce passage en douceur.

Remettez en question les croyances limitantes

Le traumatisme complexe affecte souvent l'image de soi, avec des croyances comme « je ne mérite pas de me sentir bien » ou « je ne vaux pas la peine ». Ces pensées sont des symptômes du traumatisme et ne sont pas des vérités.

Se dire « Je mérite de guérir » peut sembler difficile, mais c'est une étape progressive vers l'acceptation de soi.
Conclusion : le rétablissement après un traumatisme complexe est un chemin exigeant, mais qui peut mener à une vie plus stable et plus épanouie. Vous pouvez vous féliciter de votre participation à ce programme et d'avoir la force et le courage de vous soigner. Chaque progrès, aussi petit soit-il, est une avancée.
Consolidation — revoir les outils du programme
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